dimanche 4 mars 2012

A dedo!! premiers jours de pouce

Message faisant suite au message précédent...

Après quelques trajets de mini pouce, 
nous nous sommes décidés à faire du pouce dans la cour des grands…

Objectif : De Chillan à Puerto Natales en faisant du pouce!!  Plus de 2000 km !!!
Une expérience magique !!!




Premier jour : Objectif : Osorno 527 km

Après un petit bus de ville pour nous mettre en situation favorable, nous sommes dans l’obligation de diviser le groupe en 2 pour une efficience maximum.  Les débuts sont difficiles… Après une bonne heure et un peu de marche, on finit par prendre un bus pour sortir de la ville. Ça commence mal !

Nous arrivons discrètement sur la route 5 à une station-service. Ce sont les vacances, il y a beaucoup de voitures mais la couleur est annoncée : voitures chargées + beaucoup d’autostoppeurs en route vers le sud. La concurrence va être rude ! D’autant que certains autostoppeurs sont équipés : guitares, pouce géant, chiens, perruques, prières…


Bref, de camions en voitures, de rencontres en rencontres et de voitures en camions, nous avançons tranquillement, malgré les petites perturbations du début.  Un placement bien pensé nous a souvent permis d’être pris avant nos adversaires sans toutefois pourfendre le code implicite de l’autostoppeur.

Nous arrivons jusqu’à l’objectif du jour : Osorno en terminant par un camion de gaz, pas très rapide mais Mauricio nous fait faire un joli bon, son nom de code « CB » est Sandocan, il parle avec des collègues, il aime son métier, voyager seul sur des routes magnifiques. Même s’il est souvent loin de sa famille. Il nous raconte un tas d’histoires, parfois difficiles à comprendre avec le bruit du moteur et surtout un sacré accent chilien ! - de loin l’espagnol le plus difficile à comprendre ! - Il aime converser avec des gens de tous les horizons, avec les mexicains, les colombiens, les gitans. Il est papa poule, refuse que son fils parte étudier à Barcelone et lui préfère une carrière militaire au Chili. On passe le trajet à parler de bouffe alors qu’on n’a pas eu le temps de manger le midi... Il nous parle des fameuses tortillas (pain cuit dans les braises) que nous dégusterons ensemble à 23h avant de nous faire déposer à une station-service de luxe pour passer la nuit. Un vrai petit coin de verdure avec d’immenses arbres. Nous ne sommes pas seuls, 3 autres tentes à côté de nous au réveil. Tony et Anne-Laure ont eu la chance de se faire héberger par leur chauffeur à Valdivia.


Deuxième jour : Objectif : el Bolson en Argentine 392 km

Au petit matin, l’air d’autoroute est remplie de camions…peut-être l’occasion d’en trouver un qui irait directement jusqu’à l’objectif final, le rêve !!! Malheureusement aucun ne fait se trajet. 

Nous commençons par un poids lourd avec cabine grand luxe, presque un appartement. Nous ne suivons pas le même itinéraire, nous descendons rapidement, dommage ! Ensuite, de balades touristiques en paysages magnifiques le long des lacs, nous nous dirigeons lentement vers la frontière avec un couple en kangoo avec qui on fait une séance photo. Pas de chance, un camion passe pendant la séance photo ! Raté ! Puis on monte à l’arrière d’un pick up, des petits airs d’Equateur…. A peine déposer avant la frontière, une voiture s’arrête, un homme descend et nous interpelle et nous explique : nourriture interdite à la frontière. Ils sont 5 avec de la nourriture pour 10, ils nous invitent donc à pique-niquer avec eux. Des profs partis en vacances en Argentine, on parle évidemment du système éducatif chilien, pas facile d’être étudiant ici, généralement ils s’endettent pour des années grâce au prêt du gouvernement avec un taux exorbitant ! 

Bien repus, nous partons franchir la frontière côté chilienne à pied. Le moyen de locomotion le plus rapide, on passe devant un tas de voiture qui n’ont pas voulu s’arrêter, des bus…et avant les gens qui nous ont déposé. 

C’est reparti avec un couple de santiago fort sympathique. On traverse la frontière Argentine en un rien de temps, madame a beaucoup de tchatche et de caractère. Ils connaissent bien l’Europe, la Suisse, l’Allemagne, la France. Tous les Chiliens ont des grands parents ou arrières grands parents européens. Ils partent en vacances à Bariloche, un endroit magnifique. C’est aussi un haut lieu de l’immigration nazi après la seconde guerre mondiale. Il y a aussi beaucoup d’Allemand qui ont migré avant ou pendant la seconde guerre mondiale pour fuir le nazisme. On reconnait facilement les Allemands avec le D sur leur voiture. Nous arrivons relativement tard, nous décidons donc de prendre un bus, il nous reste 2 heures jusqu’au Bolson ; le couple décide de faire un détour pour nous amener retirer des pesos argentins et nous déposent au terminal. Trop gentils !

Le bus part avec une heure de retard, on aurait été plus vite en stop !! On arrive de nuit au Bolson, la fameuse ville construite par des hippies de tous horizons dans les années 60 et ville dans laquelle on voulait visiter un éco-village. En arrivant, on se fait alpaguer par des jeunes qui veulent nous proposer leur camping. Un peu la désillusion, ça fait surtout hyper touristique, on voit une affiche de l’éco-village qui est à 20 km de là dans la montagne.

Les fameux camions ont été inexistants pendant notre route, on commence à se poser des questions. Mais le deuxième soir alors que nous partons manger en ville, voilà qu’ils défilent tous les uns après les autres. GRRRR !

à suivre...

Kevin

vendredi 2 mars 2012

Manuel pratique de l'autostoppeur au Chili


Matériel :

Des habits colorés
Des lunettes de soleil
De la crème solaire
Un grand sourire
Un gros biceps droit (sauf pour l'Angleterre)
De la patience
Des litres et des litres d’eau + une bouteille de vin au cas où le conducteur vous propose de vous héberger.
Une tente pour dormir n’importe où

Les règles d’or de l’autostoppeur :

1 - Se mettre n’importe où sur la route 5, imaginez une double voie limitée à 120 avec des vendeurs de fruits et de légumes sur la bande d’arrêt d’urgence, des accès par des chemins de terre, des calèches à cheval, des vélos sur la bande d’arrêt d’urgence, un mec qui téléphone appuyé à la barrière centrale de sécurité côté route…
Il convient tout de même d’éviter les entrées de ville.
2 - Avoir une voiture pour s’auto prendre.
3 - Si une voiture vient d’un chemin de traverse, économise ton pouce, il reprendra un autre chemin de traverse dans peu de temps.
4 - Sourire ne veut rien dire.
5 - Si la voiture ne s’arrête pas, profiter d’un ralentissement pour s’y infiltrer en douce. Plus facile lorsque le conducteur écoute de la musique à haut volume.
6 - La Patagonie s’est pourri sauf si t’es pris
7 - En cas de désespoir, s’allonger sur la route (à éviter de nuit).

Attention aux idées fausses :

Les gens qui prennent en stop n’ont pas tous fait du stop.
En France, il est rare d’être pris par un quatre-quatre, au Chili, peu de chance de monter dans une petite voiture ou une vieille voiture, ils ont tous des gros pickup. Les pauvres n’ont pas de voiture.
Il est interdit au camion qui transportent des matières dangereuses de prendre des autostoppeurs mais il est important de laisser son pouce, on a été pris 2 fois.


Voici un petit manuel pensé par Kevin et Solène (mais rédigé et mieux pensé par Kevin) après de longues heures d'attente le pouce en l'air sur les routes du Chili...
Vous connaitrez ces aventures dans quelques temps!!

Kevin

lundi 13 février 2012

Une île du Lac Titicaca : l'Île de Soto

Après presqu'un mois de silence sur le blog, nous voici de retour pour vous raconter nos découvertes et nos rencontres.

Retour en arrière, durant la semaine de Noël où nous étions sur une île du Lac Titicaca : l'Ile de Soto.
Petite île, rare île de ce grand lac partagé entre le Pérou et la Bolivie, qui ne vit pas du tourisme.
Une quarantaine de personnes vivent sur là-bas dont quelques enfants. Seuls deux d'entre eux sont scolarisés; ils s'apellent Clara et Galindo.

Clara

Galindo

Sur l'Ile de Soto, pas d'électricité, pas d'eau courante mais une source située à 15 minutes de marche (30 minutes aller-retour) d'où nous prenons 6 gallons d'eau (env. 24 litres) chaque jour pour boire, cuisiner, faire la vaisselle et se doucher. Les habitants eux aussi font cela, mais ils sont deux fois plus âgés que nous... Une cuisisne à bois et une salle communale ont été mise à notre disposition par les villageois qui sont aux petits soins pour nous. Une "voisine" nous apporte de quoi petit déjeuner tous les matins (poulets en sauce, quinoa avec du fromage fondu,...).
L'Île de Soto

Les habitants sont, en moyenne, âgés de 50 ans, la jeune génération étant partie de l'île pour étudier ou travailler dans les villes voisines. Ils parlent une langue voisine du Quechua et qui s'appelle l'Aymara. Ils vivent de la pêche en consommant la truite saumonnée ou en la vendant sur le marché de Conima (commune en face de l'île). Seul problème, la truite se fait de plus en plus rare à cause notamment de la pollution du lac. Pour aller pêcher, les hommes embarquent dans leur petit bateau à moteur vers 14h munis de leurs filets et ne reviennent que le lendemain vers 9h du matin. Ils passent la nuit sur le Lac quelque soit le temps : vent, pluie ou orage et froid. Tout cela pour vendre le kilo de truite à 13 soles, soit 5€ environ.

Marcelino, un habitant de l'île




Faute de travail et de commodité sur l'île, les jeunes qui en partent ne reviennent pas. Autrement dit, une fois que les habitants actuels auront quittés ces lieux, Soto deviendra inhabitée et inactive. Seul espoir pour ces gens, un projet de mise en tourisme de l'île en privilégiant le logement chez l'habitant, ce qui permettrait d'avoir un revenu en plus.

Nous avons donc passé la veillée de Noël avec ces personnes pleines d'humanité et de gentillesse. Nous avons partagé un chocolat chaud préparé par les femmes avec du Pannetone (brioche italienne aux fruits confits) et une soupe préparée par nos soins. Un moment magique éclairé à la bougie et aux sourires de ces péruviens qui nous ont accueillis comme si nous étions de vieux amis.
Une chose est sûre, les larmes de certains habitants lors de notre départ ont dénoté la sincérité des liens que nous avons tissés avec ces gens venus d'une autre terre.

Le 24 décembre 2011, autour d'un bon chocolat


Anthony.

mercredi 11 janvier 2012

Une connexion qui carbure!


Changement de programme sur nos destinations : nous avons décidé de quitter la Bolivie le temps de la saison des pluies, d'aller au Chili pour l'été et revenir en Bolivie pour l'été! Que du soleil!!

Du coup nous voici au CHili et là, la connexion internet, ça carbure!!! Nous avons pu télécharcher plusieurs nouveautés sur flickr :

- les photos de l'Equateur sont définitivement télécharchées, nouveautés sur l'album de Loja, "parc du Podocarpus" et "Repas gourmet" ;


- dand l'album "sur la route", passage de la frontière Equateur Pérou

- les premières photos de Leoncio Prado au Pérou sont arrivées, celles qu'on n'a hâte de vous faire partager!


Et sur le site des enfants vous pourrez voir des photos du lac Titicaca en attendant leur arrivée sur flickr.

Plein les yeux!!

Solène

mardi 13 décembre 2011

Sherlock Holmes et Agatha Christie sur les traces de l'Anarchie !

Message long mais ça vaut le coup!!


Un voyage, c'est l'occasion de découvrir de nouvelles choses...

Alors on cherche sur internet une communauté autochtone qui fonctionne en auto gestion. Un article du Monde Libertaire apparait. 
Celui-ci vente le fonctionnement et les projets d'une communauté d'une centaine d'habitants du nom de Volcan, elle meme au sein de la communaute paysanne Jicamarca. A Volcan, les projets ne manquent pas, un groupe anarcho communiste de Lima vient et s'implique dans des projets culturels. De nombreux jeunes volontaires étrangers y sont accueillis régulièrement. Selon l'article...

http://endehors.net/news/perou-une-communaute-pratique-la-gestion-directe  

Une adresse mail mais pas de réponse depuis plus d'un mois. Je cherche Jicamarca sur google maps, le lieu semble sans vie au milieu de montagnes arides a environ 80 km de Lima. On décide quand meme d'y aller avec Solene. Tony et Anne-Laure sont motives par d'autres horizons, nous nous separons donc pour quelques temps. 

Bus de nuit de Huaraz, arrivée à Lima à 4h30, un peu plus tot que prévu, encore la nuit. On attend que le jour se lève et nous voila a la recherche d'un bus aidé par les chauffeurs de taxi qui voient plus ou moins ou se trouve Jicamarca. Des indications toujours un peu différentes selon les personnes. On nous indique un bus a prendre et un arret de bus. A cet endroit meme, personne ne semble connaitre Jicamarca. Une ambiance peu chaleureuse. Nous attendons tout de meme. 

30 minutes plus tard, le 8 jaune arrive comme prévu, sauf que c'est un bus de ville! Bizarre pour 80 km de bus. Une heure plus tard, nous voila au terminal, seul dans le bus, sans avoir l'impression d'avoir quitté la ville. Pourtant nous sommes bien a Jicamarca. On demande la communaute Volcan a quelques personnes assises a la terasse d'une boutique, mais ca n'a pas l'air de leur dire grand chose. L'article dit que c'est a cote du collège, nous nous dirigeons donc vers celui-ci en meme temps qu'une foule d'ecoliers et collegiens. La, on nous montre Volcan, en apparence c'est un grand tas de poussière et de cailloux avec quelques maisons en planche au bord d'une piste.

On continue, une dame nous observe, elle nous interpelle. On explique ce que l'on cherche, elle nous invite chez elle pour discuter. Pas l'impression d'etre tombé dans le village décrit dans l'article. Eux ne semblent au courant de rien. Ils ne nous parlent que d'un probleme de terre et de la sission du village en 2 groupes. Le proprietaire du college en face se dit etre proprietaire des terres de Volcan et menace les habitants d'expulsion. Donc, il y a le groupe qui veut lutter en justice pour obtenir leur titre de propriete (dont font partis nos hotes) et le groupe qui veut payer son terrain au college de peur d'etre expulsé. On pause des questions pour mieux comprendre. C'est un peu flou mais ces quelques questions font leur effet. Le pere nous croit en enquete. Il nous propose de nous héberger, on accepte et on fini notre nuit avant de mener l'enquete plus sérieusement puisque notre hote nous propose de nous mener chez les personnes suceptibles de nous répondre.

La liste des personnes suspectes en main, nous partons à leur recherche. Guidés par les locaux qui nous indique la maison qui est 50 metres au dessus de la leur comme si elle était à des kilomètres. Attaqués par des chiens féroces, heureusement arretés par leurs maitres ou par une force supérieure alors que les crocs étaient à 2 cm de pénétrer dans notre chair chaude et pétrifiée par la peur. Il faut dire que les agresseurs canins n'obéissent que modérément à leur maitre.

Premier suspect : le senor Pilco

Une maison gardée par une horde de molosses enragés, en réalité plutot une cahute. Quand nous entrons, ca sera finalement la caverne d'Alibaba. Sur la terre battue se trouve l'atelier du senor, sur les murs, suspendus, des bobines de fil de toute les couleurs. Partout, des tissus, des vetement en voix d'etre confectionné. Il enleve quelque nippes pour que l'on puisse s'asseoire sur de vieux fauteuils rouges. Le personnage a un vrai charisme, une aisance orale digne d'un homme politique. Comme dans de nombreuses maisons a Volcan, la télévision fonctionne en permanence. La télé repose sur un meuble recouvert d'un grand tissu coloré. Derriere celui ci, deux enfants jouent. Ce sont les petits enfants du personnage, ils jouent sur leur lit. Il est l'heure de dormir, bercé par la télé, dans le meuble télé. 

Deuxieme suspect : le cyclope

Encore un interrogatoire de nuit dans sa demeure qui fait office de boutique le jour. Nous arrivons en avance accueillis par sa femme, nous attendons sur le seuil, l'homme travail tard, il arrive apres 9 heures. Il nous invite a entrer, il met un peu de musique peruvienne. Nous découvrons le coté noire de la force mais pas encore son cerveau. Il faudra encore attendre pour découvrir l'origine de l'anarchie.

Troisieme suspect : le senor Sisino

Pour changer, l'entrevue est nocturne, découverte d'un nouveau domicile. Ca y est, c'est la premiere personne qui nous parle veritablement d'autogestion. Il nous raconte l'histoire de Volcan et comment les gens se sont organisés pour construire leur lieu de vie dans lequel il n'y avait ni eau ni electricite a leur arrivee en 2001. 
Il a fallu tout construire collectivement avec les travaux communautaire du dimanche, l'organisation de la cantine cooperative, les gens n'avaient pas non plus de cuisine et mangeaient ensemble, faisant la cuisine a tour de role. 
Il va meme tres loin dans les fondamentaux auto gestionnaire, puisqu'avec quelques amis ils se sont organises pour ne plus avoir a faire a la police et justice corrompue du pays. Cette justice auto gérée est plus proche du systeme de Pinochet pour lequel notre homme voue une grande admiration. Seul un homme comme ca pouvait mettre fin au jours de tous ces voleurs de capitalistes qui s'en mettent plein les fouilles au détriment des pauvres. Une justice dont il est fiere, une reelle organisation avec president, secretaire...Celle ci permet de flagéler ces satanés voleurs, de leur donner une pénitence pour qu'ils se repentissent a 4 pattes, précise t il.

Dernier suspect  le senor Cuadros, leader spirituel du 2eme groupe

L'homme est celui que personne n'aime, l'homme est byzarre est mystérieux.  Apparement, c´est cet homme qui serait a l´origine de tous les projets alternatifs, celui qui semble avoir des idees differentes...Lui, il serait l´anarchiste de la communaute?!  Physiquement, un vrai péruvien, petit, rondouillard, cheveux gominé, visage typé, petits yeux rilleurs. Rien d´un anarchiste au niveau du style! Seul ses chaussures noires nous intriguent, personne au Perou ne porte des rangers noires! Bref, plus d'une heure de discussion, une fois de plus sans reusir a deceler le vrai du faux. On termine par trinquer au cidre.


Bref, Volcan, une histoire bien compliquee! Tous mentent, tous sont inocents, tous se critiquent, ...impossible de comprendre.

Voici l'hisoitre d'une communaute ou ça aurait pu etre chouette!!

Finalement, l'anarchie, ce n'est pas a Volcan qu'on l'a trouve mais a 
´´Veritatis Splendor´´

Vous vous demandez ce que c'est??!! C'est l'ecole publique des nonnes bien sur ! Les enfants sont des anges qu'on laisse tout faire en dehors de la demie heure de priere quotidienne de 8h a 8h30. Ils s'organisent donc en groupe de lutte auto gérés Pas de leader Maximo, tous prennent des decisions, frapper, crier, monter a la fenetre, courir dans la classe, lancer des projectiles, fabriquer des catapultes. Seul hic, pas toujours de concertation dans les prises de décision. Un bel exemple de l'enseignement de l'amour de Dieu! L'organisation est assez similaire a celle d'un camps de concentration...les nonnes sont les nazis, certains enfants remplissent tres bien leur role de capo, ici on marche mains dans le dos, on se met en rang tous les matins pour prier et faire des exercices militaires, des psychologues font du bourrage de crane aux parents, ...

D'ailleurs, nous avons appris selon une psychologue, lors d'une conference soit disant...
(en realite, il s'agissait d'un discours religieux pour culpabiliser les parents ´´c'est mal ce que vous faites!´´ ) 
...que lorsqu'une enfant aime bien aller dormir chez une copine, cela peut etre tres dangereux car cela signifie qu'elle est homosexuelle!!! Et vous le savez tous, selon cette psychologue, l'homosexualite est une maladie!!!!! 


Nous, nous recherchions seulement l'ecole alternative dont parlait l'article de journal...on est tombe chez les nonnes...l'ecole alternative est restee un beau projet! 

Nous avons passe une semaine dans l'ecole...une sacree experience qui nous renforce dans nos principes et dans nos luttes! 
J'ai envie de dire, vive la religion, elle nous rend bon et nous fait avancer..................

Solene et Kevin


lundi 5 décembre 2011

Muchas gracias Ecuador !

Este mensaje es el primero escrito en castellano porque se dedica a la gente de Ecuador. Hace tiempo ya que quiero hacerlo y ahora lo hago. 
Todo eso para agradecer a las personas que fueron tan acogidoras con nosotros durante los dos meses y media que pasamos en Ecuador.
Gracias a Ivan y a su familia porque gracias a ellos, nuestra primera imersión en un país tan lejos, fue un exito. Nos sentimos como en casa y visitamos muchos lugares increibles. Compartimos momentos de la vida, ¨Ratatouille¨, expresiones populares, cantos, bailes y sonrisas.
Gracias a Ines, amiga de Yoli (mama de Ivan) para su simplicidad. Nos permito de hacer nuestro primero proyecto con los niños de la Federación de Barrio Popular del Noroeste de Quito. Una experiencia inolvidable.
Gracias a Jorge y Jenny y a sus familias respectivas. Llame a Jorge una hora antes de llegar a su casa y nos acogio como si eramos amigos de largo tiempo. Una noche en la familia de Jenny para hablar de todo y de nada, de manera sencilla. Primera tienda ecologica en Latacunga, que siguen asi y suerte.
Gracias a Juank quien nos abrio su casa durante una semana. Estaba nuestra casa, podiamos cocinar, beber y jugar como lo queriamos. Nos indicaba lugares para hacer parapente, canyoning, VTT,... fueron buenos momentos.
Gracias a Holguer, Daniel y Lili con quienes pasamos dos semanas de ¨buenas ondas¨ ayudandoles a abrir su restaurante en Riobamba. El Green fue una experiencia muy intensa emocionalemente. Un intercambio completo de creatividad sin frontera, sin limita, con amistad, con vida loca, con gastronomia y con musica. La despedida fue muy dificil tan las cosas que vivimos fueron tan fuerte. Suerte y salud a todos, estan gravados en nuestros corazones.
Gracias a Jairo que encontramos en Saraguro. Un hombre lleno de misterio quien se quedo con nosotros el dia de mi compleaño. Es gracias a el si comimos en un restaurante este domingo 16 de octubre. Gracias por las conversaciones y tu locura.
Gracias a Jose que nos acogio en su casa en Loja durante cuatro dias en couchsurfing. Pasamos algunos momentos simpaticos en su compañia y la de sus amigos locos.
Gracias a Jose Carlos quien hizo nuestro guia en Loja. Hablaba un frances muy correcto y era de una gran simpatia. Nos invitamos a comer en la casa de su familia con quien hablamos de subjetos muy interesantes de la vida, comimos como reyes ! Y salimos en un bar excelente donde se bebian las cervezas en grande ¨vasos¨bien extraños.

Les agradecemos a todos del mas profundo de nuestros corazónes porque es gracias a todos que nuestro viaje en Ecuador fue simplamente maravilloso. Un abrazo fuerte a toditos !

Anthony.

Traduction française pour les non-hispanophones.


Ce message est le premier écrit en castillan parce qu'il est dédié aux équatoriens. Je voulais le faire depuis longtemps et maintenant, je le fais.
Tout cela pour remercier les personnes qui furent si accueillantes avec nous durant les deux mois et demi que nous avons passés en Equateur.
Merci à Ivan et à sa famille car grâce à eux, notre première immersion dans un pays si loin fut un succès. Nous nous sentions comme à la maison et nous avons visité beaucoup de sites incroyables. Nous avons partagé des moments de la vie, "Ratatouille", expressions populaires, chants, danses et sourires.
Merci à Ines, amie de Yoli (maman d'Ivan), pour sa simplicité. Elle nous a permis de faire notre pre,ier projet avec les enfants de la Fédération du Quartier Populaire du Nord-Ouest de Quito. Une expérience inoubliable.
Merci à Jorge et Jenny ainsi qu'à leur famille respective. Nous avons appelé Jorge une heure avant d'arrivée chez lui et il nous a accueilli comme si nous étions de vieux amis. Une soirée dans la famille de Jenny pour parler de tout et de rien de manière simple. Première boutique écologique à Latacunga, continuez ainsi y bonne chance.
Merci à Juank qui nous a ouvert sa maison durant une semaine. Il nous a indiaué des lieux pour faire du parapente, du canyoning,... c'était de bons moments.
Merci à Holguer, Daniel y Lili avec lesquels nous avons passé deux semaines de "bonnes ondes" en les aidant à ouvrir leur restaurant à Riobamba. Le "Green" fut une expérience très intense émotionnellement. Un échange complet de créativité sans frontière, sans limite, avec amitié, avec des grains de folie, avec de la gastronomie et avec de la musique. Le départ fut très difficile tant les choses que nous avons vécu ont été fortes. Chance et santé à tous, vous êtes gravés dans nos coeurs.
Merci à Jairo que nous avons rencontré à Saraguro. Un homme plein de mystère qui est resté avec nous le jour de mon anniversaire. C'est grâce à lui si nous avons pu mangé dans un restaurant ce dimanche 16 octobre. Merci pour tes discussions et ta folie.
Merci à Jose qui nous accueilli dans sa maison à Loja durant 4 jours en couchsurfing. Nous avons passé quelques moments sympathique en sa compagnie et en celles de ces amis fous.
Merci à Jose Carlos qui a été notre guide à Loja. Il parlait un français très correcte et était très d'une grande sympathie. Il nous a invité à manger dans la maison de sa famille avec qui nous avons parlé de sujets très intéressants de la vie. Nous avons mangé comme des rois ! Et on est sortie dans un bar excellent où il serve la bière dans des pots de chambre. Très étrange.


Nous les remercions tous du plus profond de nos coeurs, parce que c'est grâce à eux tous que notre voyage en Equateur fut tout simplement merveilleux.
On vous embrasse tous fort.


Anthony.

mercredi 23 novembre 2011

Il était une fois, loin d'ici...

Il était une fois, à une époque inconnue, un village très lointain qui paraissait au village d'Obelix et d'Asterix pour sa forme ciculaire. Dans ce village lointain, on pouvait voir des choses surprenantes que l'on n'est jamais sur de revoir un jour...

Dans ce village lointain, il y avait d'abord beaucoup de vert ; le vert de l'herbe au centre du village, celui des arbres tropicaux qui entourait le village, la jungle, celui des champs de bananiers... il y avait aussi du marron ; le marron de l'immense rivière sur laquelle voguent les pirogues, le marron des maisons de bois et celui du chemin boueux lors de la saison des pluies ; il y avait aussi beaucoup d'enfants, des enfants beaux, aux traits parfaits, qui couraient pieds nus sur la terre battue et dans les champs, des enfants qui souriaient, qui jouaient, qui s'ennuyaient aussi, à qui ont ne demandait jamais leur avis, des enfants qui se levaient bien tot et qui travaillaient beaucoup, qui ne savaient pas jouer aux dominos mais qui savaient des choses que vous ne saurez jamais...
Dans ce village on pouvait voir un enfant de 3 ans manier la machette pour tailler un tronc et se fabriquer une pirogue pour jouer, un autre du même age ramasser du linge pendu, un autre allumer le feu tôt le matin pour préparer le petit déjeuner, un autre encore peler des bananes, puis un autre couper un arbre à la hache, on pouvait voir aussi une famille, sortie de nul part, au milieu de la jungle passer sur un tronc horizontal disposé au dessus des eaux avec en première position un enfant de 5 ans peut etre portant une machette sur son épaule, suivit de sa mère enceinte portant une bassine sur la tete, suivit de son mari portant une petite sur les epaule et une tronconeuse à la main...où vont-ils? Ils marchaient rapidement et en meme temps ils paraisaient voler dans les airs, flotter au dessus du tronc, le sourire aux lèvres ; on pouvait voir aussi des femmes et des enfants droit comme des piquets, un barril sur la tete charger d'eau, parfois plus lourd qu'eux ; parfois on pouvait voir aussi des centaines de feuilles tissées sur une branche traverser le village, une personne doit bien les porter mais on le devine à peine sous cette charge gigantesque ; on pouvait voir des enfants jouer à la chasse aux cochons et à la chasse aux fourmis volantes géantes pour s'en faire un festin ; on pouvait voir tôt le matin, lorsque l'aurore pointe le bout de son nez, un homme partir armé d'un fusil ou bien armé d'une rame et d'un filet de peche ; on pouvait observer aussi à la nuit tombée d'inombrables étoiles comme on en voit rarement dans un ciel d'une pureté indescriptible, il y avait aussi les bougies qui dansaient dans les maisons à la nuit venue ; il y avait aussi une fois ce jeune garçon de 16 ans sorti tout droit d'un conte merveilleux, assis bien droit à l'avant de sa pirogue, à chaque coup de rame se dessinait les muscles de son dos que l'on deviennait a travers son habit, il est silencieux et rame lentement dans l'obscurité du matin et le brouillard, il a l'air d'etre le maitre des lieux, il domine de toute sa puissance ce lieu hostile où les bruits inconnus nous font tressaillir ; il y avait cette enfant qui croit que Dieu porte la terre sur ses épaules, et le regard de sa petite soeur à la lueur du feu qui vous observe lorsque l'on raconte comme c'est "ailleurs" et qu'on ne pourra jamais oublier ; on pouvait faire aussi la connaissance de gens coupés du monde, timides et réservés mais d'une générosité incroyable. Leurs visages dansent devant mes yeux, je ne peux les effacer, ils sont là.
Tous ces gens ce sont les habitants de Leoncio Prado, un village en Amazonie avec lesquels nous avons passé un mois inoubliable et déroutant. Dans quel pays? Le pays de Leoncio Prado, il parait qu'il se trouve au Pérou. Pour nous, c'est Leoncio Prado.
Je ne cesserais de m'interroger...Qu'est-ce que c'est "ailleurs" pour tous ces gens?

Solène


arrivée à Leoncio Prado