mercredi 11 janvier 2012

Une connexion qui carbure!


Changement de programme sur nos destinations : nous avons décidé de quitter la Bolivie le temps de la saison des pluies, d'aller au Chili pour l'été et revenir en Bolivie pour l'été! Que du soleil!!

Du coup nous voici au CHili et là, la connexion internet, ça carbure!!! Nous avons pu télécharcher plusieurs nouveautés sur flickr :

- les photos de l'Equateur sont définitivement télécharchées, nouveautés sur l'album de Loja, "parc du Podocarpus" et "Repas gourmet" ;


- dand l'album "sur la route", passage de la frontière Equateur Pérou

- les premières photos de Leoncio Prado au Pérou sont arrivées, celles qu'on n'a hâte de vous faire partager!


Et sur le site des enfants vous pourrez voir des photos du lac Titicaca en attendant leur arrivée sur flickr.

Plein les yeux!!

Solène

mardi 13 décembre 2011

Sherlock Holmes et Agatha Christie sur les traces de l'Anarchie !

Message long mais ça vaut le coup!!


Un voyage, c'est l'occasion de découvrir de nouvelles choses...

Alors on cherche sur internet une communauté autochtone qui fonctionne en auto gestion. Un article du Monde Libertaire apparait. 
Celui-ci vente le fonctionnement et les projets d'une communauté d'une centaine d'habitants du nom de Volcan, elle meme au sein de la communaute paysanne Jicamarca. A Volcan, les projets ne manquent pas, un groupe anarcho communiste de Lima vient et s'implique dans des projets culturels. De nombreux jeunes volontaires étrangers y sont accueillis régulièrement. Selon l'article...

http://endehors.net/news/perou-une-communaute-pratique-la-gestion-directe  

Une adresse mail mais pas de réponse depuis plus d'un mois. Je cherche Jicamarca sur google maps, le lieu semble sans vie au milieu de montagnes arides a environ 80 km de Lima. On décide quand meme d'y aller avec Solene. Tony et Anne-Laure sont motives par d'autres horizons, nous nous separons donc pour quelques temps. 

Bus de nuit de Huaraz, arrivée à Lima à 4h30, un peu plus tot que prévu, encore la nuit. On attend que le jour se lève et nous voila a la recherche d'un bus aidé par les chauffeurs de taxi qui voient plus ou moins ou se trouve Jicamarca. Des indications toujours un peu différentes selon les personnes. On nous indique un bus a prendre et un arret de bus. A cet endroit meme, personne ne semble connaitre Jicamarca. Une ambiance peu chaleureuse. Nous attendons tout de meme. 

30 minutes plus tard, le 8 jaune arrive comme prévu, sauf que c'est un bus de ville! Bizarre pour 80 km de bus. Une heure plus tard, nous voila au terminal, seul dans le bus, sans avoir l'impression d'avoir quitté la ville. Pourtant nous sommes bien a Jicamarca. On demande la communaute Volcan a quelques personnes assises a la terasse d'une boutique, mais ca n'a pas l'air de leur dire grand chose. L'article dit que c'est a cote du collège, nous nous dirigeons donc vers celui-ci en meme temps qu'une foule d'ecoliers et collegiens. La, on nous montre Volcan, en apparence c'est un grand tas de poussière et de cailloux avec quelques maisons en planche au bord d'une piste.

On continue, une dame nous observe, elle nous interpelle. On explique ce que l'on cherche, elle nous invite chez elle pour discuter. Pas l'impression d'etre tombé dans le village décrit dans l'article. Eux ne semblent au courant de rien. Ils ne nous parlent que d'un probleme de terre et de la sission du village en 2 groupes. Le proprietaire du college en face se dit etre proprietaire des terres de Volcan et menace les habitants d'expulsion. Donc, il y a le groupe qui veut lutter en justice pour obtenir leur titre de propriete (dont font partis nos hotes) et le groupe qui veut payer son terrain au college de peur d'etre expulsé. On pause des questions pour mieux comprendre. C'est un peu flou mais ces quelques questions font leur effet. Le pere nous croit en enquete. Il nous propose de nous héberger, on accepte et on fini notre nuit avant de mener l'enquete plus sérieusement puisque notre hote nous propose de nous mener chez les personnes suceptibles de nous répondre.

La liste des personnes suspectes en main, nous partons à leur recherche. Guidés par les locaux qui nous indique la maison qui est 50 metres au dessus de la leur comme si elle était à des kilomètres. Attaqués par des chiens féroces, heureusement arretés par leurs maitres ou par une force supérieure alors que les crocs étaient à 2 cm de pénétrer dans notre chair chaude et pétrifiée par la peur. Il faut dire que les agresseurs canins n'obéissent que modérément à leur maitre.

Premier suspect : le senor Pilco

Une maison gardée par une horde de molosses enragés, en réalité plutot une cahute. Quand nous entrons, ca sera finalement la caverne d'Alibaba. Sur la terre battue se trouve l'atelier du senor, sur les murs, suspendus, des bobines de fil de toute les couleurs. Partout, des tissus, des vetement en voix d'etre confectionné. Il enleve quelque nippes pour que l'on puisse s'asseoire sur de vieux fauteuils rouges. Le personnage a un vrai charisme, une aisance orale digne d'un homme politique. Comme dans de nombreuses maisons a Volcan, la télévision fonctionne en permanence. La télé repose sur un meuble recouvert d'un grand tissu coloré. Derriere celui ci, deux enfants jouent. Ce sont les petits enfants du personnage, ils jouent sur leur lit. Il est l'heure de dormir, bercé par la télé, dans le meuble télé. 

Deuxieme suspect : le cyclope

Encore un interrogatoire de nuit dans sa demeure qui fait office de boutique le jour. Nous arrivons en avance accueillis par sa femme, nous attendons sur le seuil, l'homme travail tard, il arrive apres 9 heures. Il nous invite a entrer, il met un peu de musique peruvienne. Nous découvrons le coté noire de la force mais pas encore son cerveau. Il faudra encore attendre pour découvrir l'origine de l'anarchie.

Troisieme suspect : le senor Sisino

Pour changer, l'entrevue est nocturne, découverte d'un nouveau domicile. Ca y est, c'est la premiere personne qui nous parle veritablement d'autogestion. Il nous raconte l'histoire de Volcan et comment les gens se sont organisés pour construire leur lieu de vie dans lequel il n'y avait ni eau ni electricite a leur arrivee en 2001. 
Il a fallu tout construire collectivement avec les travaux communautaire du dimanche, l'organisation de la cantine cooperative, les gens n'avaient pas non plus de cuisine et mangeaient ensemble, faisant la cuisine a tour de role. 
Il va meme tres loin dans les fondamentaux auto gestionnaire, puisqu'avec quelques amis ils se sont organises pour ne plus avoir a faire a la police et justice corrompue du pays. Cette justice auto gérée est plus proche du systeme de Pinochet pour lequel notre homme voue une grande admiration. Seul un homme comme ca pouvait mettre fin au jours de tous ces voleurs de capitalistes qui s'en mettent plein les fouilles au détriment des pauvres. Une justice dont il est fiere, une reelle organisation avec president, secretaire...Celle ci permet de flagéler ces satanés voleurs, de leur donner une pénitence pour qu'ils se repentissent a 4 pattes, précise t il.

Dernier suspect  le senor Cuadros, leader spirituel du 2eme groupe

L'homme est celui que personne n'aime, l'homme est byzarre est mystérieux.  Apparement, c´est cet homme qui serait a l´origine de tous les projets alternatifs, celui qui semble avoir des idees differentes...Lui, il serait l´anarchiste de la communaute?!  Physiquement, un vrai péruvien, petit, rondouillard, cheveux gominé, visage typé, petits yeux rilleurs. Rien d´un anarchiste au niveau du style! Seul ses chaussures noires nous intriguent, personne au Perou ne porte des rangers noires! Bref, plus d'une heure de discussion, une fois de plus sans reusir a deceler le vrai du faux. On termine par trinquer au cidre.


Bref, Volcan, une histoire bien compliquee! Tous mentent, tous sont inocents, tous se critiquent, ...impossible de comprendre.

Voici l'hisoitre d'une communaute ou ça aurait pu etre chouette!!

Finalement, l'anarchie, ce n'est pas a Volcan qu'on l'a trouve mais a 
´´Veritatis Splendor´´

Vous vous demandez ce que c'est??!! C'est l'ecole publique des nonnes bien sur ! Les enfants sont des anges qu'on laisse tout faire en dehors de la demie heure de priere quotidienne de 8h a 8h30. Ils s'organisent donc en groupe de lutte auto gérés Pas de leader Maximo, tous prennent des decisions, frapper, crier, monter a la fenetre, courir dans la classe, lancer des projectiles, fabriquer des catapultes. Seul hic, pas toujours de concertation dans les prises de décision. Un bel exemple de l'enseignement de l'amour de Dieu! L'organisation est assez similaire a celle d'un camps de concentration...les nonnes sont les nazis, certains enfants remplissent tres bien leur role de capo, ici on marche mains dans le dos, on se met en rang tous les matins pour prier et faire des exercices militaires, des psychologues font du bourrage de crane aux parents, ...

D'ailleurs, nous avons appris selon une psychologue, lors d'une conference soit disant...
(en realite, il s'agissait d'un discours religieux pour culpabiliser les parents ´´c'est mal ce que vous faites!´´
...que lorsqu'une enfant aime bien aller dormir chez une copine, cela peut etre tres dangereux car cela signifie qu'elle est homosexuelle!!! Et vous le savez tous, selon cette psychologue, l'homosexualite est une maladie!!!!! 


Nous, nous recherchions seulement l'ecole alternative dont parlait l'article de journal...on est tombe chez les nonnes...l'ecole alternative est restee un beau projet! 

Nous avons passe une semaine dans l'ecole...une sacree experience qui nous renforce dans nos principes et dans nos luttes! 
J'ai envie de dire, vive la religion, elle nous rend bon et nous fait avancer..................

Solene et Kevin


lundi 5 décembre 2011

Muchas gracias Ecuador !

Este mensaje es el primero escrito en castellano porque se dedica a la gente de Ecuador. Hace tiempo ya que quiero hacerlo y ahora lo hago. 
Todo eso para agradecer a las personas que fueron tan acogidoras con nosotros durante los dos meses y media que pasamos en Ecuador.
Gracias a Ivan y a su familia porque gracias a ellos, nuestra primera imersión en un país tan lejos, fue un exito. Nos sentimos como en casa y visitamos muchos lugares increibles. Compartimos momentos de la vida, ¨Ratatouille¨, expresiones populares, cantos, bailes y sonrisas.
Gracias a Ines, amiga de Yoli (mama de Ivan) para su simplicidad. Nos permito de hacer nuestro primero proyecto con los niños de la Federación de Barrio Popular del Noroeste de Quito. Una experiencia inolvidable.
Gracias a Jorge y Jenny y a sus familias respectivas. Llame a Jorge una hora antes de llegar a su casa y nos acogio como si eramos amigos de largo tiempo. Una noche en la familia de Jenny para hablar de todo y de nada, de manera sencilla. Primera tienda ecologica en Latacunga, que siguen asi y suerte.
Gracias a Juank quien nos abrio su casa durante una semana. Estaba nuestra casa, podiamos cocinar, beber y jugar como lo queriamos. Nos indicaba lugares para hacer parapente, canyoning, VTT,... fueron buenos momentos.
Gracias a Holguer, Daniel y Lili con quienes pasamos dos semanas de ¨buenas ondas¨ ayudandoles a abrir su restaurante en Riobamba. El Green fue una experiencia muy intensa emocionalemente. Un intercambio completo de creatividad sin frontera, sin limita, con amistad, con vida loca, con gastronomia y con musica. La despedida fue muy dificil tan las cosas que vivimos fueron tan fuerte. Suerte y salud a todos, estan gravados en nuestros corazones.
Gracias a Jairo que encontramos en Saraguro. Un hombre lleno de misterio quien se quedo con nosotros el dia de mi compleaño. Es gracias a el si comimos en un restaurante este domingo 16 de octubre. Gracias por las conversaciones y tu locura.
Gracias a Jose que nos acogio en su casa en Loja durante cuatro dias en couchsurfing. Pasamos algunos momentos simpaticos en su compañia y la de sus amigos locos.
Gracias a Jose Carlos quien hizo nuestro guia en Loja. Hablaba un frances muy correcto y era de una gran simpatia. Nos invitamos a comer en la casa de su familia con quien hablamos de subjetos muy interesantes de la vida, comimos como reyes ! Y salimos en un bar excelente donde se bebian las cervezas en grande ¨vasos¨bien extraños.

Les agradecemos a todos del mas profundo de nuestros corazónes porque es gracias a todos que nuestro viaje en Ecuador fue simplamente maravilloso. Un abrazo fuerte a toditos !

Anthony.

Traduction française pour les non-hispanophones.


Ce message est le premier écrit en castillan parce qu'il est dédié aux équatoriens. Je voulais le faire depuis longtemps et maintenant, je le fais.
Tout cela pour remercier les personnes qui furent si accueillantes avec nous durant les deux mois et demi que nous avons passés en Equateur.
Merci à Ivan et à sa famille car grâce à eux, notre première immersion dans un pays si loin fut un succès. Nous nous sentions comme à la maison et nous avons visité beaucoup de sites incroyables. Nous avons partagé des moments de la vie, "Ratatouille", expressions populaires, chants, danses et sourires.
Merci à Ines, amie de Yoli (maman d'Ivan), pour sa simplicité. Elle nous a permis de faire notre pre,ier projet avec les enfants de la Fédération du Quartier Populaire du Nord-Ouest de Quito. Une expérience inoubliable.
Merci à Jorge et Jenny ainsi qu'à leur famille respective. Nous avons appelé Jorge une heure avant d'arrivée chez lui et il nous a accueilli comme si nous étions de vieux amis. Une soirée dans la famille de Jenny pour parler de tout et de rien de manière simple. Première boutique écologique à Latacunga, continuez ainsi y bonne chance.
Merci à Juank qui nous a ouvert sa maison durant une semaine. Il nous a indiaué des lieux pour faire du parapente, du canyoning,... c'était de bons moments.
Merci à Holguer, Daniel y Lili avec lesquels nous avons passé deux semaines de "bonnes ondes" en les aidant à ouvrir leur restaurant à Riobamba. Le "Green" fut une expérience très intense émotionnellement. Un échange complet de créativité sans frontière, sans limite, avec amitié, avec des grains de folie, avec de la gastronomie et avec de la musique. Le départ fut très difficile tant les choses que nous avons vécu ont été fortes. Chance et santé à tous, vous êtes gravés dans nos coeurs.
Merci à Jairo que nous avons rencontré à Saraguro. Un homme plein de mystère qui est resté avec nous le jour de mon anniversaire. C'est grâce à lui si nous avons pu mangé dans un restaurant ce dimanche 16 octobre. Merci pour tes discussions et ta folie.
Merci à Jose qui nous accueilli dans sa maison à Loja durant 4 jours en couchsurfing. Nous avons passé quelques moments sympathique en sa compagnie et en celles de ces amis fous.
Merci à Jose Carlos qui a été notre guide à Loja. Il parlait un français très correcte et était très d'une grande sympathie. Il nous a invité à manger dans la maison de sa famille avec qui nous avons parlé de sujets très intéressants de la vie. Nous avons mangé comme des rois ! Et on est sortie dans un bar excellent où il serve la bière dans des pots de chambre. Très étrange.


Nous les remercions tous du plus profond de nos coeurs, parce que c'est grâce à eux tous que notre voyage en Equateur fut tout simplement merveilleux.
On vous embrasse tous fort.


Anthony.

mercredi 23 novembre 2011

Il était une fois, loin d'ici...

Il était une fois, à une époque inconnue, un village très lointain qui paraissait au village d'Obelix et d'Asterix pour sa forme ciculaire. Dans ce village lointain, on pouvait voir des choses surprenantes que l'on n'est jamais sur de revoir un jour...

Dans ce village lointain, il y avait d'abord beaucoup de vert ; le vert de l'herbe au centre du village, celui des arbres tropicaux qui entourait le village, la jungle, celui des champs de bananiers... il y avait aussi du marron ; le marron de l'immense rivière sur laquelle voguent les pirogues, le marron des maisons de bois et celui du chemin boueux lors de la saison des pluies ; il y avait aussi beaucoup d'enfants, des enfants beaux, aux traits parfaits, qui couraient pieds nus sur la terre battue et dans les champs, des enfants qui souriaient, qui jouaient, qui s'ennuyaient aussi, à qui ont ne demandait jamais leur avis, des enfants qui se levaient bien tot et qui travaillaient beaucoup, qui ne savaient pas jouer aux dominos mais qui savaient des choses que vous ne saurez jamais...
Dans ce village on pouvait voir un enfant de 3 ans manier la machette pour tailler un tronc et se fabriquer une pirogue pour jouer, un autre du même age ramasser du linge pendu, un autre allumer le feu tôt le matin pour préparer le petit déjeuner, un autre encore peler des bananes, puis un autre couper un arbre à la hache, on pouvait voir aussi une famille, sortie de nul part, au milieu de la jungle passer sur un tronc horizontal disposé au dessus des eaux avec en première position un enfant de 5 ans peut etre portant une machette sur son épaule, suivit de sa mère enceinte portant une bassine sur la tete, suivit de son mari portant une petite sur les epaule et une tronconeuse à la main...où vont-ils? Ils marchaient rapidement et en meme temps ils paraisaient voler dans les airs, flotter au dessus du tronc, le sourire aux lèvres ; on pouvait voir aussi des femmes et des enfants droit comme des piquets, un barril sur la tete charger d'eau, parfois plus lourd qu'eux ; parfois on pouvait voir aussi des centaines de feuilles tissées sur une branche traverser le village, une personne doit bien les porter mais on le devine à peine sous cette charge gigantesque ; on pouvait voir des enfants jouer à la chasse aux cochons et à la chasse aux fourmis volantes géantes pour s'en faire un festin ; on pouvait voir tôt le matin, lorsque l'aurore pointe le bout de son nez, un homme partir armé d'un fusil ou bien armé d'une rame et d'un filet de peche ; on pouvait observer aussi à la nuit tombée d'inombrables étoiles comme on en voit rarement dans un ciel d'une pureté indescriptible, il y avait aussi les bougies qui dansaient dans les maisons à la nuit venue ; il y avait aussi une fois ce jeune garçon de 16 ans sorti tout droit d'un conte merveilleux, assis bien droit à l'avant de sa pirogue, à chaque coup de rame se dessinait les muscles de son dos que l'on deviennait a travers son habit, il est silencieux et rame lentement dans l'obscurité du matin et le brouillard, il a l'air d'etre le maitre des lieux, il domine de toute sa puissance ce lieu hostile où les bruits inconnus nous font tressaillir ; il y avait cette enfant qui croit que Dieu porte la terre sur ses épaules, et le regard de sa petite soeur à la lueur du feu qui vous observe lorsque l'on raconte comme c'est "ailleurs" et qu'on ne pourra jamais oublier ; on pouvait faire aussi la connaissance de gens coupés du monde, timides et réservés mais d'une générosité incroyable. Leurs visages dansent devant mes yeux, je ne peux les effacer, ils sont là.
Tous ces gens ce sont les habitants de Leoncio Prado, un village en Amazonie avec lesquels nous avons passé un mois inoubliable et déroutant. Dans quel pays? Le pays de Leoncio Prado, il parait qu'il se trouve au Pérou. Pour nous, c'est Leoncio Prado.
Je ne cesserais de m'interroger...Qu'est-ce que c'est "ailleurs" pour tous ces gens?

Solène


arrivée à Leoncio Prado









lundi 17 octobre 2011

Beaucoup en ont l'eau à la bouche et les attendent, voici quelques recettes typiquement équatoriennes

Avant toute chose, je tiens à préciser que toutes les recettes décrites ici ont été testées. Malheureusement, je ne peux vous garantir que vous réussissiez à les refaire en France. Non pas que je doute de vos talents de cuisinier, mais, pour certaines d'entre elles, il se peut qu'il manque quelques ingrédients autochtones.

Vous n'êtes pas sans savoir que nous venons de passer 2 semaines avec un cuisinier, la plupart des recettes viennent donc de chez notre hôte, Holguer. Bien évidemment, nous avons pioché un peu partout depuis notre arrivée en Equateur.

Les recettes peuvent prendre des formes inhabituelles, inattendues mais néanmoins succulentes. Certaines ont un goût parfois avérées pour certains artistes. Pollock, n'est pas la moindre de leurs inspirations. D'autres ont une construction architecturale enfantine antant qu'acadabrantesque.

Les traditionnels churros
Ingrédients pour 8 personnes
-300 g de crême de marron semi épaisse
-1 litre d'eau bouillante
- gousse de vanille, canelle... épicez selon vos gouts
Préparation (25 minutes)
Versez la creme de marron dans l'appareil à churros avec embout en étoile appelé aussi hémorroide. Poussez, quand la longueur atteind une dizaine de cm, relachez, cela permet généralement de faire tomber le morceau assez efficacement.
Servir avec du cacacao ou une sauce chocolat liquide.


Le château de sable (coulant au chocolat)
Ingrédients pour 4 personnes
Certainenent un des ouvrages les plus difficiles à réaliser.
-de l'eau du robinet
-une saucisse assez longue
-une bonne dose de spasmes
-50cl de selles semi-liquide
Préparation (5 heures)
Commencez par boire l'eau du robinet, laissez reposer quelques heures. Contractez le ventre à l'aide de spasmes. Augmentez petit à petit la quantité. Une fois que vous vous sentez dans les conditions optimales. Déposez la saucisse en forme de U dans un récipient appelé cuvette, remplissez le fond avec. Ensuite, faites couler les selles semi liquides en filet à l'aide d'une douille. Les mouvements pouvant servir à élaborer les finitions. Faites couler jusqu'à dépasser l'eau de la cuvette, l'effet est garanti devant vos invités.
C'est prêt !


Le cacacao insoluble
Ingrédients pour 4 personnes
Une des recettes les plus rares de la collection mais qui reste relativement simple.
-de la poudre de cacacao
-de l'eau froide
Préparation (20 minutes)
Faites chauffer la poudre à 37 degrés C, projetez immédiatement dans l'eau froide. Servir de suite, le mélange chaud froid est saisissant. Attention, si le mélange est saturé cela peut être légèrement écoeurant. Il est alors préférable de diluer en tirant la chasse autant de fois que nécéssaire.

cacaclabousse
Ingrédients pour 6 personnes
Plus un plat de nécessité qu'un met de choix mais très copieux.
- un sachet de manque d'hygiène
-une bonne grosse merde
Préparation (10 minutes)
Lorsque le manque d'hygiène règne sur le trône, prenez de la hauteur pour lacher la merde d'une seule pièce, elle prendra alors une vitesse vertigineuse, douche assurée.
 Très rafraichissant, bon appétit!

coquille Saint-Jacques à l'équatorienne (les fameuses conchas)
Ingrédients
La ressemblance avec les Saint Jacques à la francaise est plus dans la forme que dans le goût des plus original.
-une petite crotounette
-2 carrés de pâtes feuilletées.
Préparation (15 minutes)
Très simple, lachez la crotte, recouvrez partiellement avec les deux feuilles. A déguster.

Le chausson au fruit
Ingrédients pour 3 personnes
Recette à utiliser lorsque vous manquez d'intimité lors des préparation.
-compote avec morceau
-2 carrés de pâtes feuilletées.
Préparation (30 minutes)
Déposer délicatement un carré de pâte au fond du plat avant de déposer la compote, ceci afin d'éviter tout risque d'ébruitement généré par la chute des morceaux et des éclaboussures. Ensuite faites ce que vous avez à faire. Recouvrez du deuxième carré de pâte, liez les deux. Servez chaud, c'est bien meilleure.

Nous ne pouvons pas tout vous dévoiler pour le moment car nous n'avons pas encore percé le secret de toutes les recettes telles que le coulis, la cascade, le spray.

Ce n'est pas précisé, pour toute les recettes, les équtoriens rajoutent une sauce piquante appelé "aji". Je vous conseille d'en user avec précaution car peut être assez douloureux lors de la préparation si vous n'avez pas pour coutume de manger épicé.

Il est évident que les plats équatoriens ne se cuisinent qu'avec des gaz, les plaques électriques étant inexistantes ici. 

Voici donc l'essentiel, la recherche de l'essentiel, la proximité retrouvé avec l'animal en quête de l'assouvissement des besoins fondamentaux. L'excrément prend alors une place centrale, il organise le temps, l'alimentation, il alimente les conversations. Pour cela, nous avons expérimenter pour vous l'excrêment de pleine nature. Avec la conscience écologique qu'est la notre, et pas encore pret à utiliser la boîte à caca, nous avons opté pour le cacamouflage : bouse couleur carotte, potiron ou crotte de mouton.

Une chance qu'en Equateur, on dépose le papier hygiénique ( quand on oublie pas) dans une poubelle prévue à cet effet, ce qui vous laisse tout le loisir d'admirer votre production culinaire.

Et si le vrai bonheur, c'était d'admirer ses selles. 

Travailler moins pour chier plus.

Kevin, le cuisto.

PS : bientot les photos...

16 octobre, anniversaire d'Anthony, imaginez le magnifique gâteau...d'autant que la coutume ici est de mordre le gateau à la fin de la chanson, les invités essayant, bien sur, de lui mettre la tête dedans !

jeudi 6 octobre 2011

Notes sur les photos et videos

1. Lorsque vous cliquez sur le lien flickr pour voir les photos et videos, le mieux est de choisir l'onglet "classeurs et albums".

2. Plusieurs albums vont etre completes au fur et a mesure du voyage comme "le Chantalbum, Ben ca alors, Des hotels pour les blancs, Sur la route, Les stars". Donc, il faut penser a regarder de temps a autre pour decouvrir les nouveautes.

3. Nous avons quelques problemes informatiques a cause d' un virus. Par consequent nous n'arrivons pas a telecharger toutes les photos pour le moment. Les albums "Riobamba, Banos, Volcan Chimborazo" ne sont pas complets. De la meme maniere, si le coeur vous en dit, vous pourrez verifier de temps en si des nouveautes sont arrivees.

Solene

mardi 4 octobre 2011

Bonnes ondes

Buenas ondas...le voyage c'est un peu ca, sentir les bonnes ondes. Et quand on ressent ces bonnes ondes, il faut rester là où elles se trouvent. Et bien c'est ce que nous faisons à présent ce qui n'a pas toujours été facile : avancer ou rester? voir d'autres horizons ou rester? faire ce que nous avions prévu ou rester? Au début du voyage, on a rencontré des gens exceptionnels qui nous donnaient envie de rester avec eux, comme à la Moya par exemple, mais on était toujours tiré vers "l'après".
Notre passage à Baños nous a fait évoluer...grande discussion tous les quatre sur ce voyage : qu'est-ce qu'on y cherche? Qu'est-ce qu'on veut en retirer? Qu'est-ce qu'on veut prendre? Qu'est-ce qu'on veut donner? Notre passage très touristique à Baños nous à un peu "fatigué", je ne souhaite pas dire écoeuré car ce serait trop fort, mais c'est cette idée.. Le tourisme, ca va un moment...peu importe de voir les 7 merveilles du monde si c'est sans les gens d'ici. Alors tant pis pour le programme prévu, tant pis pour les visites, les lieux soit disant splendides, qui doivent surement l'etre, dorénavant, on suivra les bonnes ondes.
Donc après Baños, on s'est rendu à Riobamba, une grande ville dans laquelle nous ne devions etre que de passage pour rattraper le train Andin. Puis nous sommes tombés en couchsurfing chez Holguer. Et là, les bonnes ondes sont trop bonnes...au lieu de rester une nuit, on s'est dit : "allé, on reste encore demain!" Et puis le lendemain : "allé, on reste jusqu'à...". Et voilà, presque une semaine ici, avec Holguer et sa famille. On dort chez lui, dans sa toute petite maison, et le reste de la journée, on le passe dans son futur bar restaurant, au rez-de-chaussé de la maison de sa mère. Nous sommes la main d'oeuvre! Peindre, poncer, dégraisser, laver, frotter, inventer, imaginer, créer, et...cuisiner! Oui parce que Holguer est cuisiner de métier et son frère est barman, spécialiste du jonglage avec les bouteilles. Il se trouve que, peut etre 2 jours avant d'arriver ici, Kevin a été pris d'une nouvelle lubie : savoir cuisiner (il sait déjà, mais il veut savoir cuisiner "pour de vrai"!). Autant dire que l'occassion était trop bonne. On se sent bien dans ce resto qui commence à prendre forme avec sa déco décalée et fantaisiste, sa bonne musique, et ses bons gens, et du pain pas trop dégueu pour une fois! L'ouverture est prévue pour la fin de semaine...on ne veut pas louper ca, c'est pour ca que l'on reste. 
Bref, difficile de décrire l'ambiance, l'atmosphère ici...c'est tout simplement cool et fou.
Un voyage sous le signe des bonnes rencontres équatoriennes mais aussi étrangères...à Baños on a retrouvé par hasard un couple suisse bien sympas rencontré la première fois au bord de la mer, à des kilomètres de là...le courant passe...et surprise, on vient d'apprendre qu'à Riobamba meme se trouve Lucia et Santiago, les musiciens Slovaque et Argentin dont on a fait la connaissance à Quito. Des retrouvailles sont prévues pour bientot.
C'est petit l'équateur non!?!
Ou bien on suit tous les bonnes ondes...

Solène